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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 06:28

vangoA part de ditirambiques billets glanés deci-delà sur la toile, rien si ce n'est mon goût de la littérature jeunesse  ne devait me pousser dans les bras de ce jeune homme et pourtant... Clairement: les dirigeables, c'est pas mon truc, un ancrage historique version seconde guerre mondiale, non merci, un futur prêtre au passé trouble, mouais...

Mais force est de constater que dès les toutes premières lignes, Timothée de Fombelle nous embarque dans un tourbillon de fantasquitude ( moi aussi je sais le faire, na! ).  J'ai simplement adoré toutes les excentricités de ce roman: de la jeunesse bohème de Vango  sur Salina à son délirant périple à travers toute l'Europe en passant par les  secrets d'Arkudah...

Les personnages "secondaires" sont d'une richesse et d'une complexité génialissime: la si mystérieuse Mademoiselle, le taiseux Mazzerta et son âne Tesoro, le maître du Graf Zeppelin, Hugo Eckener, l'intrépide Ethel ... non , la liste est trop longue et je préfère vous laisser le plaisir de la découverte...

Côté style, là aussi, un sans faute: quand je vous dis qu'on peut écrire pour la jeunesse sans donner dans la démagogie! Ca nous change...

Gros, gros coup de coeur donc! Si je chipote ( et je chipote toujours ), je dirais néanmoins que deux bricoles m'ont perturbée: d'une part le côté invraissemblable de quelques épisodes ( notamment le rôle joué par Staline dans le complot contre l'Oiseau : bon sang mais qu'est-ce qu'il vient faire là! ) et d'autre part l'aspect un peu fouillis de la fin de ce premier tome ( trop d'intrigues annexes y sont développées, à mon goût).

Autre élément à prendre en compte: ce volume n'apporte aucune réponse, aucun dénouement ce qui n'est pas un problème en soit mais il faut le savoir: Vango est une duologie ( si! si! on dit comme ça!), et il me tarde de lire la suite...

A mettre entre toutes les mains, jeunes et moins jeunes, de toute urgence!

 

Le Pitch (présentation de l'éditeur):

 

Paris, 1934. Devant Notre-Dame une poursuite s'engage au milieu de la foule. Le jeune Vango doit fuir. Fuir la police qui l'accuse, fuir les forces mystérieuses qui le traquent. Vango ne sait pas qui il est. Son passé cache de lourds secrets. Des îles siciliennes aux brouillards de l'Ecosse, tandis qu'enfle le bruit de la guerre, Vango cherche sa vérité.

 

 

Les premières lignes:

 

Paris, avril 1934

Quarante hommes en blanc étaient couchés sur le pavé.
On croyait voir un champ de neige. Les hirondelles frôlaient les corps en sifflant. Ils étaient des milliers à regarder ce spectacle. Notre-Dame de Paris étendait son ombre sur la foule assemblée.
Soudain, tout autour, la ville parut se recueillir.
Vango avait le front contre la pierre. Il écoutait sa propre respiration. Il pensait à la vie qui l'avait conduit ici. Pour une fois, il n'avait pas peur.
Il pensait à la mer, au vent salé, à quelques voix, quelques visages, aux larmes chaudes de celle qui l'avait élevé.
La pluie tombait maintenant sur le parvis mais Vango n'en savait rien. Allongé par terre au milieu de ses compagnons, il ne regardait pas fleurir l'un après l'autre les parapluies.
Vango ne voyait pas la foule des Parisiens réunis, les familles endimanchées, la dévotion des vieilles dames, les enfants qui passaient sous les jambes, les pigeons engourdis, la danse des hirondelles, les badauds debout sur les fiacres, ni les yeux verts, là, sur le côté, qui ne regardaient que lui.

 

 

 

 

Au fil des pages:  

 

Vango poussa sur la pente de ce volcan éteint.
Il y trouva ce dont il avait besoin.
Il grandit avec trois nourrices : la liberté, la solitude et Mademoiselle. A elles trois, elles firent son éducation. Il reçut d’elles tout ce qu’il croyait possible d’apprendre.
A cinq ans, il comprenait cinq langues mais ne parlait à personne. A sept ans, ils grimpait les falaises sans avoir besoin des pieds. A neuf ans, il nourrissait les faucons qui plongeaient sur lui pour manger dans sa main. Il dormait torse nu sur les rochers avec un lézard sur le cœur. Il appelait les hirondelles en sifflant. Il lisait des romans français que sa nourrice achetait à Lipari. Il montait en haut du volcan pour se mouiller les cheveux dans les nuages. Il chantait des berceuses russes aux scarabées. Il regardait Mademoiselle couper les légumes avec des facettes impeccables, comme on taille les diamants. Puis il dévorait sa cuisine de fée.

Pendant sept ans, Vango crut qu’il n’aurait besoin de rien d’autre que de la douceur de Mademoiselle, que du monde sauvage de l’île, que du soleil et de l’ombre de son volcan.
Mais ce qui arriva autour de ses dix ans transforma sa vie pour toujours. A cause de cette découverte, son morceau d’île lui parut tout à coup minuscule. Ce fut en lui comme un incendie sous la mer. Le monde changea de couleur à ses yeux.
En remettant les pieds sur son petit paradis, il ne pourrait plus jamais s’empêcher de regarder, au-delà des falaises et du dernier rocher, l’horizon et le ciel.

Par blueverbena - Publié dans : Les jeunesse
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 08:44

waterloo      Entre une très belle couverture, un titre intrigant à souhait et une maison d'édition répondant au nom de " Les Grandes Personnes ", je n'ai pas pu résister; et pourtant, ma PAL s'allong, s'allonge...

Il s'agit donc d'une lecture jeunesse, 100% donc dans le gothique et le macabre, soyez rassurés Mary Hooper a peu de chance de vous filer les ouille-ouille-ouille - j'ai-la-trouille, à mon grand regret, forcément.

 Question ambiance, on est en pleine Angleterre Victorienne, brouillard  et taudis en prime. Globalement, c'est du misérabilisme à la petite semaine, du Dickens revu et édulcoré pour nos chères têtes blondes. Parce qu'en ce qui concerne le sort de nos deux héroines, c'est un peu Les Aventures des Orphelins Baudelaire version fille: un bébé mort-né, des viols, des expulsions à la chaine, des matelas claffis de puces, un immonde complot visant à détourner un mirifique héritage...  non, vraiment!

L'intrigue est plutôt sympa bien que cousue de fil blanc et le dénoument trop gentil pour être honnête mais Waterloo Necropolis se laisse lire. Pour les personnages, Grace joue parfaitement son rôle de soeur courage et s'attacher à elle n'est pas improbable; maintenant, sa soeur aînée, Lily, perso, j'ai juste eu envie de la frapper; d'accord, on a bien compris qu'elle était simplette mais bon c'est comme ça, ça me tape sur le système!

Vous l'aurez compris, je ne garderai pas un souvenir marquant de Waterloo Necropolis; néanmoins, le vrai fond historique et culturel de ce roman me pousserait à le conseiller à tous nos ados qui ne jurent que par le  formaté, le made in USA.

 

 

Le Pitch ( présentation de l'éditeur ):

 

Londres, 1861. Grace Parkes, presque 16 ans, vient d accoucher d un enfant mort-né. Afin de lui donner une sépulture décente, la jeune fille embarque à bord de l express funéraire Necropolis, en direction du cimetière de Brockwood.
Elle fera là-bas une rencontre décisive en la personne de Mr et Mrs Unwin, propriétaires d une des plus grandes entreprises
de pompes funèbres de la capitale, qui lui proposent de l employer comme pleureuse d enterrement. D abord réticente, Grace se verra bientôt contrainte d accepter leur offre, après qu elle et sa soeur Rose, qui survivent à peine en vendant du cresson, sont expulsées de leur pension...
Un stupéfiant portrait de Londres à l époque victorienne, qui n est pas sans rappeler l univers des livres de Dickens. Une fois de plus, Mary Hooper, en s inspirant de faits réels à savoir l épidémie de Choléra de la fin des années 1840, la mise en service de l express funéraire et le réel culte du deuil qui s est développé à cette époque , nous livre un roman passionnant et aux multiples rebondissements, dont la couleur est le noir et sur lequel flotte en permanence une nappe de brouillard.

 

Les premières lignes:

 

     Serrant contre elle son précieux fardeau, Grâce trouva sans grande difficulté l'entrée de la gare. L'express funéraire disposait, exactement comme l'avait dit Mrs Smith, la sage-femme, de sa propre ligne reliant la gare de Waterloo au cimetière de Brookwood, situé dans le comté du Surrey. Et c'est là, dans la gare de Londres, que se rassemblèrent, juste avant onze heures, les familles des défunts en tenue de grand deuil. Les quelques femmes en mesure de supporter nerveusement la cérémonie portaient un voile épais, et leurs robes de crêpe noir n'étaient égayées par aucun bijou scintillant, boutons ou ornements fantaisie ; les hommes, en chapeau haut de forme bordé de crêpe, portaient une redingote de cérémonie et une cravate de bombasin. Tous attendaient le train qui les emmènerait, eux et leurs proches, à la campagne, dans le grand jardin du sommeil éternel, à Brookwood. Là-bas, loin de la crasse et du brouillard londoniens, leurs chers disparus reposeraient en paix au milieu des pins, des roses et des chênes verts.

 

Au fil des pages:

 

 Vous avez un visage tellement expressif ! dit Mrs Unwin, qui baissa la voix avant de poursuivre. N’avez-vous jamais pensé travailler comme pleureuse d’enterrement ?
Grace la dévisagea, interloquée. Elle voulait se débarrasser de la main de cette femme, mais savait que cela serait fort impoli.
- Vous devez trouver qu’il est peu délicat de ma part de vous parler d’une chose pareille, mais sachez que je suis certaine que vous feriez une parfaite pleureuse professionnelle.
Grace ne répondait toujours pas, tant elle était surprise.
- Vous êtes jeune et paraissez pourtant avoir déjà éprouvé toute la tristesse du monde. Vous seriez une merveilleuse pleureuse ! » Comme Grace continuait à ne pas réagir, la femme poursuivit : « Le marché des pompes funèbres est en pleine expansion, ma chère enfant. Nous avons toujours besoin de visages comme le vôtre. Vous pourriez venir vivre chez nous et faire partie de la famille Unwin. (…) Avec un visage tragique comme le vôtre, vous seriez très demandée pour les funérailles de la haute société."

Par blueverbena - Publié dans : Les jeunesse
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 04:02

1q841bis                     Et parce qu'apparemment 1Q84 fait partie des incontournables cette année, j'ai tenté de me rabibocher avec la littérature japonaise! La perspective d'une trilogie aurait pu me dissuader me direz vous, mais non, même pas, et bien m'en a pris: j'ai découvert Murakami  ( y a pas d'âge!).

Sans parler de coup de foudre au premier regard, je dirai que ce Livre 1 a su me charmer, m'attirer toujours plus loin dans les nasses de son réalisme onirique ( si! si! c 'est comme ça qu'on dit ): de marques de portable en envolées magiques, le lecteur adorera se perdre dans un univers très particulier, celui du Japon des années 80, de 1984, pardon, de 1Q84!

Question distorsion de la réalité ou monde parallèle, le premier volume me semble être une mise en bouche que l'auteur aura à coeur de développer par la suite ( en même temps, c'est pas plus mal, un délire à la fois pour mon cerveau en vacances!).

Le lecteur est invité à découvrir tour à  tour la froide et distante Aomamé, une tueuse justicière à la sauce Dexter, et Tengo, le prof de maths apprenti romancier. tous deux partagent une enfance sinon douloureuse au moins étouffante et le souvenir d'une poignée de main qui ne cesse de les hanter. 1Q84, c'est tout ça mais pas que: la douce Fukaeri génialissime auteur dyslexique de La Chrysalide de Verre, ses déboires avec les immondes Little People ( qui sont ils? que veulent ils? ), la secte communautaire New Age des Précurseurs... autant d'aspects pas si mineurs que ça qui ont, de fait trouvé un certain écho en moi.

Bref, j'attends avec impatience de retouver chacun des personnages en espérant avoir un certain nombre de réponses à toutes ces questions: en même temps, ne pas en avoir ne serait pas si dramatique tant Murakami m'a plu.

1Q84 tient donc toutes ses promesses à condition d'accepter de se laisser conduire dans une réalité magique, sans poser de question, de se laisser rêver.

 

 

Le pitch ( présentation de l'éditeur ):

 

Au Japon, en 1984.
C'est l'histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. A l'époque, les autres enfants se moquaient d'Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l'appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l'a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d'événements, de dates en rapport avec l'Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille échappé ç la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l'âge d'un an et demi.
Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?

 

Les premières lignes:

 

La radio du taxi diffusait une émission de musique classique en stéréo. C’était la Sinfonietta de Janacek. Etait-ce un morceau approprié quand on est coincé dans des embouteillages ? Ce serait trop dire. D’ailleurs, le chauffeur lui-même ne semblait pas y prêter une oreille attentive. L’homme, d’un âge moyen, se contentait de contempler l’alignement sans fin des voitures devant lui, la bouche serrée, tel un vieux marin aguerri, debout à la proue de son bateau, appliqué à déchiffrer quelque sinistre pressentiment dans la jonction des courants marins. Aomamé, profondément enfoncée dans le siège arrière du véhicule, écoutait, les yeux mi-clos.

Combien y aurait-il d’auditeurs, à l’écoute des premières mesures de la Sinfonietta de Janacek, qui reconnaîtraient immédiatement ce morceau ? Disons : entre « très peu » et « presque aucun ». Mais Aomamé, elle, pour une raison ou une autre, en était capable.

 

 

Au fil des pages:

 

La lune est la plus fine observatrice de la Terre. Elle a été le témoin de tous les phénomènes qui sont apparus à sa surface, de tous les évènements qui s’y sont produits. Mais la lune reste silencieuse et ne s’explique pas. Elle ne se départ jamais de son indifférence et garde précisément en elle le lourd passé terrestre. Là-bas, il n’y a pas d’air, pas de vent non plus. Le vide permet certainement de conserver les souvenirs intacts. Personne ne peut dégeler le cœur de cette lune-là. Aomamé leva son verre dans sa direction.
« Ces derniers temps, as-tu étreint quelqu’un? » demanda Aomamé à la lune.
La lune ne lui répondit pas.
« As-tu des amis? » demanda Aomamé.
La lune ne lui répondit pas.
« N’es-tu pas lasse de vivre ainsi, avec autant de froideur? »
La lune ne lui répondit pas.

 

Par blueverbena - Publié dans : Les contemporains
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 21:25

oeilJames Patterson," numéro un mondial du suspense", "auteur le plus riche au monde" a manifestement un capital lecture "chébran" quasi nul mais j'assume! Aux dires de la bobo blogosphère, les lecteurs ayant un tant soit peu de goût seraient bien avisés de détourner leurs regards des oeuvres dudit Patterson.

Oui mais voilà, je revendique notre droit à ce type de littérature bon marché qui a l'avantage de nous faire passer un bon moment sans trop nous prendre la tête avec du texte, du métatexte, de l'hypertexte.

Vous l'aurez compris, Oeil Pour Oeil, est un thriller bien sanguinolant ( stressés des globes occulaires s'abstenir ), avec une bonne dose d'adrénaline et quelques reposants trait d'humour.

 Ce pôôvre Nick Riley va en voir de toutes les couleurs: de déconvenues sentimentales en explosions en cascade en passant par les menaces en bonnes et dues formes et autres politesses, le journaliste n'aura pas le tmps d'un cocktail au bord de la piscine.

Les actions s'enchainent, chapitre après chapitre: ces derniers étant extrêmement courts, histoire de nous empêcher de souffler.

Encore une fois, il ne s'agit pas du roman du siècle ni même de l'année mais Oeil pour Oeil ferait une chouette lecture de plage ou de train: si! si! Et n'en déplaise à certains, la machine à faire frisonner est drôlement bien rôdée! 

 

Le Pitch ( Présentation de l'éditeur ):

 

À Manhattan, l'assassinat particulièrement atroce d'un avocat de la mafia dans un restaurant huppé de Manhattan laisse la police perplexe.
Le tueur ayant réussi à prendre la fuite sans être inquiété, elle n'a aucune piste. Et comment trouver une signification à son geste barbare ? L'assassin, à l'aide d'un scalpel, a en effet arraché de leur orbite les yeux de sa victime...
À quelques tables de là, Nick Riley, grand reporter, est en train de réaliser l'un des plus grands coups de sa carrière. Il a décroché une interview de Dwayne Robinson, bad boy et star déchue du base-ball.
Mais Nick va peut-être réussir un plus gros coup encore. Témoin de la scène, il est le seul à avoir remarqué un détail qui, pense-t-il, va le mener au commanditaire du meurtre.
En attendant, il risque surtout sa vie. Son enquête dérange. Et il se retrouve au milieu d'une guerre des gangs entre mafias russe et italienne...

 

 

 

Les premières lignes:

 

Le Lombardo’s Steakhouse, dans l’Upper East Side de Manhattan, est célèbre, et non sans raison, pour ses deux spécialités. La première est son fameux chateaubriand, une pièce de boeuf de près de trois livres dont la seule vue suffirait à frapper d’apoplexie le végétarien le moins zélé. La seconde est sa clientèle.

En termes simples, Lombardo’s est le paradis des paparazzi. De la superstar hollywoodienne au sportif de haut niveau, du PDG au top model, du rappeur vedette au poète consacré, tout le gotha new-yorkais atterrit un jour ou l’autre chez Lombardo’s, qu’il s’agisse d’organiser un repas d’affaires ou de s’offrir une apparition mondaine.

Le Zagat, la bible des amateurs de bonne chère à New York, décrit l’établissement à merveille : « Attendez-vous à y jouer des coudes et de l’ego avec les membres les plus éminents de la jet-set. Lombardo’s est le restaurant à la mode, le lieu à voir pour être en vue. »

 

 

Au fil des pages ( p.66 ):  

 

Le coeur battant je réécoutai l'enregistrement par trois fois afin de m'assurer que je ne me trompais pas.

Il a vraiment dit ça? Oui. Et plutôt deux fois qu'une. La voix du tueur, captée sur le vif avant qu'il commette trois meurtres de sang froid. Il s'adressait à Marcozza. Sept mots que je n'aurais pas dû entendre, et encore moins enregistrer.

" J'ai un message de la part de Eddie." L'enregistrement n'était pas d'une clarté éblouissante et l'accent italien de l'homme n'arrangeait rien, mais le doute n'était pas possible. Je tenais une preuve. Décisive. Effrayante.

Par blueverbena - Publié dans : Les policiers et thrillers
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 11:38

cyanureCamilla, Camilla, comment as tu pu nous faire ça? Est-ce la perspective du Danse avec les Stars Suédois qui t'a à ce point ramolli le talent? Oui tu es plutôt "bonne", tu as de belles robes toutes froufroutantes mais bon sang, réagis, et reviens nous!

Il faut dire que j'avais eu un vrai coup de foudre pour cette nouvelle reine du polar made in Ikea, avec La Princesse des Glaces, au point de me procurer subito la suite des aventures de son couple fétiche:  Erica Falck et Patrick Hedström.

Cyanure s'avère être un spin off des parutions précédentes, puisque c'est Martin Molin, un maladroit collègue de Patrick, qui est aux manettes de cette longue nouvelle.

Ce tout petit livre à la couverture proprement magique ( encore une fois, Acte Sud tient ses promesses!) n'offre manifestement volontairement aucune pause dans le récit: aucune organisation en chapitres ou parties de quelque manière que ce soit, et ça, déjà ça m'irrite...

Venons en au contenu: on a  vite compris que le huis-clos sur une île balayée par la tempête avec une réunion de famille fatale à la clé n'a rien d'original à offrir: ça sent le Agatha Christie et le Conan Doyle à plein nez! Du coup, on se dit, ce n'est pas possible: il va forcément y avoir une valeur ajoutée: au niveau du style, de la richesse des personnages ou du dénouement: et bien non! Rien , le vide sidéral, au point que le lecteur en est à se demander si quand les personnages parlent d'un plan à la mauvaise série B, Camilla ne nous fait pas ses excuses devant une intrigue aussi cousue de fil blanc. Je ne suis pas d'un naturel futée et  suis assez bon public en termes de résolution d'énigmes mais, là, j'avais deviné la fin dès les premières pages: c'est ballot...

Très, très déçue donc! J'avoue que les quelques critiques enthousiastes sur Cyanure ont eu le don de profondémént m'agacer: à croire que pour certains, billet signifie d'office cirage de pompes! Quand on a un soupçon d'honnêteté, on ne peut, au mieux, que parler de coup dans l'eau en espérant des jours meilleurs...

 

 

 

Le Pitch:

 

Quelques jours avant Noël, sa petite amie, Lisette Liljecrona, invite Martin Molin (collègue de Patrick Hedström) à venir passer le week-end avec sa famille sur la petite île de Välo en Suède. L’idée ne l’enthousiasme guère et c’est à contrecœur qu’il accepte de l’accompagner. Ses appréhensions se voient confirmées lorsqu’il fait la connaissance des Liljecrona.

Avec plus ou moins d’élégance, tous s’acharnent à obtenir les faveurs du patriarche dont la fortune s’élève à plusieurs milliards de couronnes. Cette course à l’héritage tourne court lorsque, le soir même, Ruben, déçu et furieux contre les membres de sa famille, affirme les avoir déshérités. Gagné par son emportement, le vieil homme meurt soudainement, vraisemblablement victime d’un malaise cardiaque.

 Une tempête de neige fait rage dans la région et les hôtes sont dans l’impossibilité de regagner le continent. Martin prend alors la situation en main et constate que Ruben a été empoisonné. Personne n’a pénétré dans la maison, le meurtrier est donc forcément parmi les convives. En les interrogeant, le jeune policier tente avec peine de démêler les vieilles rancœurs familiales des pistes plus sérieuses. Seul Matte, l’un des petits-enfants de Ruben, semble sincèrement affecté par sa mort.

Comme tous les moyens de communication avec l’extérieur sont coupés, Martin se retrouve livré à lui-même face à sept suspects. Bientôt, un nouveau meurtre est commis. Le cadavre de Matte est retrouvé étendu dans sa chambre, une blessure par balle déchirant sa poitrine…

 

 

Les premières lignes:

 

Ça sentait de nouveau la neige. Noël était dans moins d'une semaine et le mois de décembre avait déjà apporté son lot de froid et de flocons. Pendant plusieurs semaines, une glace épaisse avait recouvert la mer, mais le redoux de ces derniers jours l'avait rendue fragile et traîtresse.

Martin Molin se tenait à l'avant du bateau qui faisait cap sur Valö dans le chenal ouvert dans la glace par la vedette de sauvetage en mer. Il se demandait s'il avait pris la bonne décision. Lisette avait tellement insisté pour qu'il vienne. Elle l'avait supplié même. Les réunions de famille n'étaient pas son fort, avait-elle dit, et celle-ci se passerait beaucoup mieux s'il était là. Seulement, une rencontre avec sa famille sous-entendait que leur relation était sérieuse, et il ne voyait pas du tout les choses ainsi.

 

Au fil des pages:

 

Ruben se tortillait dasn son fauteuil et semblait se préparer pour une salve finale.

- Je vous souhaite à tous un Noël infernal et une nouvelle année véritablement calamiteuse. Que mon argent ne vous profite pas.

Il gloussait. L'image s'éteignit.

 

Par blueverbena - Publié dans : Les policiers et thrillers
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